À Villeurbanne, le contraste géotechnique entre les alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de l’Est lyonnais et les moraines du coteau conditionne chaque campagne de reconnaissance. On observe des refus prématurés au battage dans les horizons à galets dès 6 mètres de profondeur, alors que les limons sableux de la terrasse de la Rize acceptent des enfoncements réguliers. L’essai CPT fournit un profil continu mais ne remplace pas le prélèvement remanié que permet le carottier fendu du SPT, indispensable pour identifier les passées tourbeuses héritées des anciens bras-morts. À l’ouest du canal de Jonage, les sables propres donnent des valeurs N60 comprises entre 15 et 30, tandis que dans le secteur des Gratte-Ciel, des argiles légèrement surconsolidées freinent la pénétration au-delà de 40 coups. Notre laboratoire met en œuvre le Standard Penetration Test dans le strict respect de la norme NF EN ISO 22476-3, avec un mouton à déclenchement automatique et une énergie de battage calibrée. Nous adaptons le train de tiges en fonction de la profondeur à atteindre et documentons chaque mètre foré avec une fiche de sondage horodatée.
Le N60 mesuré au SPT à Villeurbanne permet de dimensionner les fondations profondes dans les alluvions en corrigeant le frottement latéral unitaire selon la méthode de Bustamante.
Comment nous travaillons
Contexte géotechnique local
Entre le quartier Charpennes, posé sur des alluvions sablo-graveleuses drainantes, et le secteur de la Doua, où les limons argileux retiennent l’eau, le comportement dynamique du sol diffère radicalement. Un SPT exécuté sans correction énergétique peut sous-estimer de 30 % la résistance réelle dans les sables lâches, ce qui conduit à surdimensionner les fondations et à alourdir le budget du lot gros œuvre. Le risque de liquéfaction, bien que modéré à Villeurbanne, n’est pas nul dans les poches de sable saturé situées sous la nappe phréatique du Rhône. L’absence d’essai SPT dans ces couches peut entraîner des tassements différentiels sous sollicitation sismique, avec des désordres visibles sur les structures en maçonnerie du centre ancien. Une étude géotechnique rigoureuse intègre le N1₆₀ dans l’évaluation du potentiel de liquéfaction selon la méthode simplifiée de Seed et Idriss, dont les abaques sont directement alimentés par les valeurs SPT corrigées.
Normes techniques en vigueur
NF EN ISO 22476-3:2005 – Reconnaissance et essais — Essai de pénétration au carottier, NF P 94-500 – Missions géotechniques (G1 à G5) incluant les sondages pressiométriques et au SPT, Eurocode 7 – NF EN 1997-2:2007 – Calcul géotechnique — Partie 2 : reconnaissance des terrains et essais
Services techniques associés
Sondage SPT complet avec foration tarière
Réalisation du Standard Penetration Test en diamètre 63 à 150 mm, avec carottier fendu standard, enregistrement du nombre de coups par tranche de 15 cm, prélèvement d'échantillons remaniés pour identification en laboratoire, et rapport avec logs de sondage selon NF P 94-500.
Corrélation SPT-paramètres géotechniques
Détermination de l'angle de frottement interne, de la densité relative et du module de déformation à partir des valeurs N60 corrigées. Application des abaques de Peck, Hanson et Thornburn, et de la méthode de Bustamante pour le frottement latéral des pieux.
Paramètres typiques
Questions fréquentes
Quelle norme régit l'essai SPT à Villeurbanne et en France ?
L'essai SPT est régi par la norme NF EN ISO 22476-3:2005, qui spécifie le matériel (mouton de 63,5 kg, hauteur de chute 760 mm, carottier fendu standard) et la procédure de battage. La mission géotechnique est encadrée par la norme NF P 94-500, qui définit les objectifs et le contenu du rapport.
Quel est le coût d'un sondage SPT à Villeurbanne ?
Le prix d'un sondage SPT à Villeurbanne se situe généralement entre 440 € et 770 € par point, selon la profondeur à atteindre, le diamètre de forage et la difficulté d'accès au terrain. Ce montant inclut la mobilisation de l'atelier de forage, l'exécution de l'essai, la rédaction du log de sondage et l'intégration des résultats dans le rapport géotechnique.
Quelle est la différence entre le N60 et le N1₆₀ ?
Le N60 est le nombre de coups SPT corrigé du rendement énergétique réel du marteau, ramené à 60 % de l'énergie théorique. Le N1₆₀ est une correction supplémentaire qui normalise la valeur N60 à une contrainte verticale effective de 100 kPa, ce qui permet de comparer des essais réalisés à différentes profondeurs et d'utiliser les abaques de liquéfaction de Seed et Idriss.
Quand parle-t-on de refus au SPT et que faire dans ce cas ?
Le refus est atteint lorsque 50 coups sont nécessaires pour enfoncer un seul incrément de 150 mm. Ce phénomène est fréquent à Villeurbanne dans les horizons à galets de la terrasse fluvio-glaciaire. Dans ce cas, on arrête l'essai, on note la profondeur de refus et on peut envisager un carottage rotatif complémentaire pour identifier la nature du substratum résistant.
Le SPT peut-il être utilisé pour évaluer le risque de liquéfaction ?
Oui, le SPT est l'essai de référence pour l'évaluation du potentiel de liquéfaction selon la méthode simplifiée de Seed et Idriss (1971, révisée par Youd et al. 2001). Les valeurs N1₆₀ corrigées sont comparées au CSR pour déterminer le facteur de sécurité. À Villeurbanne, cette analyse est pertinente dans les sables saturés proches de la nappe du Rhône, bien que l'aléa sismique soit modéré.
